Appel à contribution – La nuit urbaine, un espace-temps complexe entre opportunités et inégalités

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Un numéro d’Émulations. Revue de sciences sociales, qui paraîtra début 2020 aux Presses universitaires de Louvain, sera consacré au thème « La nuit urbaine, un espace-temps complexe entre opportunités et inégalités », sous la direction d’Emanuele Giordano (École d’urbanisme de Paris) et d’Hélène Jeanmougin (Aix-Marseille Université/CNRS).


Argumentaire

L’appropriation progressive de la nuit urbaine par un nombre croissant d’activités économiques, sociales et culturelles caractérise la « nocturnalisation » (Koslofsky, 2011) que la société occidentale a connu au siècle dernier. Cet objet a traditionnellement suscité un intérêt marginal dans les sciences sociales, l’attention des chercheurs se limitant à l’analyse des pratiques qui ont lieu pendant la journée (Van Liempt, 2015). Cette situation a cependant progressivement changé au cours des dernières décennies, un certain nombre d’études commençant à interroger les dynamiques qui caractérisent la nuit urbaine dans la ville contemporaine.

Les chercheurs ont d’abord porté leur intérêt sur l’accroissement économique et social que la vie nocturne a connu dans la société contemporaine (Nofre et al., 2016 ; Roberts, Eldridge, 2009). Cette littérature explore l’évolution du statut de la nuit urbaine en se concentrant sur l’importance croissante que les activités de loisirs et la consommation d’alcool ont pris dans la ville la nuit, d’abord au Royaume-Uni, puis dans le reste de l’Europe, ce qui a conduit à l’existence de « playscapes » urbains (Chatterton, Holland, 2003). Le terme de « night-time-economy » est désormais utilisé pour souligner le lien entre vie nocturne, rentabilité économique et compétition interurbaine (Roberts, Eldridge, 2009).

Des travaux récents critiquent ces premières perspectives de recherche qui réduiraient la nuit urbaine aux bars, pubs et restaurants, ainsi qu’aux rationalités économiques qui sous-tendent leurs développements (Shaw, 2015). Une série de nouvelles études propose une approche plus holistique de la nuit urbaine. Elles explorent la multiplicité des pratiques culturelles, sociales et économiques qui caractérisent la ville nocturne (Gwiazdzinski, 2005 ; Straw, 2014). De nouveaux objets de recherches viennent ainsi enrichir ce champ, comme l’urbanisme temporel (Mallet, 2014), la géographie de la pollution lumineuse (Chaléat, 2010) ou les recherches qui établissent un lien entre vie nocturne et gentrification (Jeanmougin, Bouillon, 2016 ; Nofre et al., 2017). Certains travaux, aux visées plus opérationnelles, interrogent la diversité d’usages et de mobilités nocturnes pour proposer des transports plus adaptés à cette diversité (Espinasse, Buhagiar, 2016), tandis que d’autres explorent le rôle de l’éclairage urbain (Deleuil, Toussaint, 2000) ou élaborent des cartographies des nuisances sonores nocturnes en plaidant pour des villes aux décibels moins élevés (Radicchi, 2017). Enfin, certains chercheurs ont commencé à interroger les relations qui existent entre la nuit urbaine et certains mouvements sociaux comme la « Nuit debout » en France (Shaw, 2017).

La nuit urbaine est ainsi devenue un thème émergent dans les sciences sociales francophones, comme le montre une série de travaux récents en sociologie (Guérin, 2016), en géographie (Pieroni, 2017 ; Giordano, 2017 ; Comelli, 2015), ou en aménagement (Bertin, 2016), mais aussi dans les sciences sociales anglophones (Roberts, Eldridge, 2009), espagnoles (Nofre, 2008) et italiennes (Giordano, Gwiazdzinski, 2018).

L’objectif de ce numéro thématique est de proposer une vision d’ensemble des nouvelles perspectives de recherche sur la nuit urbaine qui ont émergé ces dernières années, tout en les confrontant à la première génération de recherches sur cet objet. Ce numéro a donc pour ambition de réunir des chercheurs issus de différentes disciplines et travaillant sur différentes régions géographiques, ce qui permettra d’explorer les manières dont les tendances globales et les spécificités locales s’articulent pour (re)configurer la nuit urbaine dans la ville contemporaine. Les propositions de contribution pourront s’inscrire dans l’un des cinq axes suivants.

1. Les pratiques nocturnes : des lieux et des usages différenciés

Si les usages jeunes et festifs de la nuit urbaine sont assez bien documentés (Chatterton, Holland, 2003 ; Guérin, 2016 ; Nofre et al., 2016), les pratiques nocturnes se résument-elles à un usage récréatif réservé à une population jeune ? Si bars, restaurants et discothèques sont des lieux classiques de sociabilités nocturnes, d’autres lieux ne peuvent-ils être les supports de ces sociabilités, à l’instar de ces snacks égyptiens marseillais permettant des rencontres inédites entre consommateurs issus de mondes sociaux bien différenciés (Bouillon, 2000) ? La nuit est également propice à des activités illégales ou clandestines, mobilisant discrétion et labilité des lieux et des présences – nous pensons par exemple à la pratique du graffiti, au deal, aux squats ou aux rencontres sexuelles clandestines (Gaissad, 2000). Comment s’articulent alors ces pratiques et ces lieux à cet espace-temps spécifique ?

Ce sont donc des propositions permettant d’élargir et d’affiner la connaissance des usagers, des pratiques et des lieux nocturnes qui sont attendues ici. Une attention particulière sera portée à des contributions interrogeant les expériences de populations encore peu étudiées dans la littérature existante, comme les pratiques de loisirs nocturnes des populations âgées, immigrées ou périurbaines.

2. Vie nocturne animée : entre attractivité et conflits

D’autre part, dans un contexte de compétition interurbaine au niveau international, l’offre de divertissement nocturne est devenue un atout pour les municipalités souhaitant attirer touristes et jeunes consommateurs (Roberts, Eldridge, 2009). Si une vie nocturne animée est ainsi un facteur d’attractivité urbaine, elle peut cependant s’accompagner d’effets indésirables (nuisances nocturnes, développement d’une mono-activité commerciale de divertissement nocturne au détriment des commerces de proximité, pénurie de logements résidentiels due à l’essor des locations touristiques...). Si certaines villes comme Berlin ou Barcelone subissent les conséquences de ces effets indésirables depuis déjà plusieurs années, ils sont observables également dans des contextes urbains plus modestes comme Bordeaux par exemple (Comelli, 2015). Quels sont les objets et les enjeux de ces conflits ? Quels acteurs impliquent-ils ? Quels sont les effets locaux ambivalents d’une vie nocturne animée pour un territoire ? De quelles manières les municipalités ou les résident s’en emparent-ils ? Quelles sont les politiques urbaines mises en œuvre pour, d’une part, souligner l’attractivité nocturne locale et, d’autre part, en limiter les effets indésirables ?

3. La nuit, facteur d’inégalités et d’insécurités

La complexification progressive de la nuit urbaine provoquée par la désynchronisation des rythmes de vie produit un nombre croissant d’inégalités sociales et spatiales (Mallet, 2014). Le manque d’accessibilité aux infrastructures et services urbains nocturnes mène par exemple à des inégalités entre centre et périphérie, et entre classes sociales aisées et populaires. À ce propos Luc Gwiazdzisnki (2007) parle d’une « citoyenneté discontinue » au sein de la nuit urbaine, une partie de la population étant dans l’impossibilité de jouir de certains droits fondamentaux comme le droit à la mobilité. La progressive marchandisation des loisirs nocturnes tout comme les dynamiques de distinction au sein de certains lieux de fréquentation nocturne (Pinçon, Pinçon-Charlot, 2000) peuvent également être excluantes pour les populations les moins dotées en capital financier et/ou social. Quelles sont donc les différentes discriminations sociales et spatiales produites par cet espace-temps spécifique ?

Par ailleurs, la nuit reste une temporalité particulièrement hostile pour plusieurs populations urbaines (travailleuses du sexe, SDF), rarement considérées dans la recherche urbaine ni dans l’élaboration des politiques sur la ville nocturne. La dimension de genre joue également un rôle. Plusieurs travaux explorent par exemple les stratégies mises en place par les femmes lors des pratiques et déplacements nocturnes (Lieber, 2011 ; Bernard-Hohm, Raibaud, 2012). Si être une femme ne signifie pas nécessairement craindre davantage la nuit, quelles sont les différences de genre dans les perceptions et les expériences de cet espace-temps nocturne ? Si certaines stratégies sont mises en place par les femmes pour sécuriser leurs déplacements nocturnes dans les espaces publics, les hommes ne font-ils quant à eux jamais l’expérience de l’insécurité ou de tels types d’arrangements ?

Nous sommes ici intéressés par des contributions interrogeant les discriminations et inégalités qui émergent dans la ville nocturne au sens large, les stratégies adoptées par les acteurs pour les contourner et les politiques urbaines qui sont mises ou non en place pour répondre à ces problématiques émergentes.

4. Les acteurs de l’économie de la nuit

Dans les grandes métropoles, la ville en continu qui étendrait aux 24 heures des modes de fonctionnements diurnes tend à devenir le modèle (Buhagiar, Espinasse, 2014). Les municipalités seront de plus en plus conduites à administrer la nuit, autant dans sa dimension festive et ludique que dans celle de veille sociale, de prévention et de résolution des troubles à l’ordre public (Réto, Dartiguenave, 2000). Si l’existence et les enjeux d’une night time economy sont désormais bien documentés (O’Connor, Maury, 1997 ; Roberts, Eldrige, 2009), les acteurs de cette économie sont moins connus. Transports, commerces, restauration, nettoyage, sécurité, santé… Nombreux sont les secteurs qui emploient également la nuit, et qui seront amenés à développer ces services nocturnes. Quels types d’emploi permet l’existence d’une « ville des 24 heures » et par qui sont-ils assurés ? Si c’est souvent par nécessité que les acteurs travaillent de nuit (Bretin, 2000), est-ce toujours le cas ou existe-t-il parfois une attractivité de ces horaires décalés ? Comment se caractérisent les différentes expériences des « petites mains » de la night time economy ? Quels sont les contraintes et les ajustements que ces emplois nocturnes impliquent sur le quotidien (vie de famille par exemple) ? À l’instar des « correspondants de nuit » chargés de réguler les conflits de voisinage nocturnes (Réto, Dartiguenave, 2000) ou des vendeurs informels de boissons et de nourriture (Jeanmougin, Bouillon, 2016), observe-t-on l’invention de nouvelles professions pour répondre à des phénomènes spécifiquement inhérents à la nuit ?

Des propositions permettant de mieux connaître les emplois et les employé·e·s de la nuit sont ici les bienvenues.

5. Méthodologies

Si les perceptions des espaces et des temporalités nocturnes sont bien distinctes de celles diurnes, étudier la nuit implique-t-il également des méthodologies spécifiques ? Une des raisons pour lesquelles les chercheurs ont réussi à mettre en avant les dimensions exclusives et conflictuelles de la nuit urbaine réside dans la forte utilisation des méthodes de recherche qualitative. Cependant, les résultats quantitatifs tendent à avoir un impact plus important sur les politiques urbaines (Brands et al., 2014). En effet, ils montrent plus facilement à quel point les phénomènes et les processus sont répandus et sont souvent supposés être mieux transposables à d’autres contextes géographiques. Cependant, l’utilisation de méthodes quantitatives dans le contexte des études sur la nuit a été limitée à ce jour à la criminalité et à l’abus d’alcool (Bellis, Hughes, 2011 ; Hughes et al., 2008).

Nous sommes ici intéressés par des contributions qui interrogent l’utilisation de méthodes qualitatives et quantitatives dans l’étude de la nuit contemporaine et les possibles combinaisons et articulations entre approches qualitatives et quantitatives.

Traductions

Dans le but de permettre la confrontation et le dialogue entre chercheurs provenant non seulement de différents champs mais aussi de différentes régions géographiques, des traductions de textes peuvent être proposées. Les propositions devront être accompagnées d’une introduction du traducteur potentiel présentant les apports heuristiques du texte en question.

Conditions de soumission

Les proposions de contribution d’environ 1 000 mots, ainsi qu’une notice biographique comprenant la discipline et le statut professionnel de chaque (co-)auteur.e de l’article sont à envoyer aux trois adresses suivantes : ema.giordy(at)gmail.com, helenejeanmougin(at)yahoo.fr et redac(at)revue-emulations.net pour le 15 janvier au plus tard. Pour les consignes aux auteurs, consultez le document téléchargeable au bas de la page suivante : http://www.revue-emulations.net/appel/devenez-auteur.

Calendrier

15 janvier 2019 : date limite pour l’envoi des propositions d’articles

1er février 2019 : communication des décisions aux auteur·e·s

15 avril 2019 : envoi des manuscrits V1 (25 000 – 30 000 signes)

1er juin 2019 : retour des évaluations aux auteur·e·s

1er septembre 2019 : envoi des manuscrits V2

15 octobre 2019 : retour des évaluations aux auteur·e·s

15 décembre 2019 : envoi de la dernière version des manuscrits à la revue

Mai 2020 : publication du numéro papier et mise en ligne

Bibliographie

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Quentin Verreycken,
4 nov. 2018 à 18:32