l'amour en sciences sociales

Les auteur.e.s


Catherine Besteman enseigne l’anthropologie et les Études africaines au Colby College depuis 1994. Ses intérêts de recherche et d’enseignement portent sur l’analyse des dynamiques de pouvoir qui produisent et maintiennent de l’inégalité, du racisme et de violence, ainsi que sur l’activisme et les efforts communautaires voués au changement social. Elle a étudié ces objets dans le sud de la Somalie, en Afrique du Sud et aux États-Unis. Ses recherches ont été financées par différents organismes : Rockefeller Foundation, Guggenheim Foundation, American Council of Learned Societies, Wenner-Gren Foundation, School of Advanced Research, National Endowment for the Humanities.

Marion Breteau est doctorante en anthropologie à Aix-Marseille Université. Sa thèse porte sur la construction culturelle et sociale du sentiment amoureux au Sultanat d’Oman. Ses recherches consistent principalement en l’analyse des modes d’imaginaires et d’évocation des sentiments. Elle analyse les transformations sociales de la société omanaise, tels que les rapports de genre, la parenté et le couple. Elle est également membre de l’organisation des ateliers EFiGiES Aix-Marseille, Association de Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Études Féministes, Genre et Sexualités.

Jennifer Cole est anthropologue et professeur au département de « Comparative Human Development » à l’Université de Chicago. Elle est l’auteure de Forget Colonialism? Sacrifice and the Art of Memory in Madagascar (2001) et co-éditeur avec Lynn Thomas de Love in Africa (2009). Ses recherches les plus récentes portent sur les mariages binationaux entre des femmes malgaches et des hommes français. La publication de l’ouvrage Affective Circuits: African Migrations to Europe and the Pursuit of Social Regeneration co-edité avec Christian Groes est prévue pour 2016. 

Karine Geoffrion est doctorante au département d'anthropologie de l'Université de Montréal. Elle s’intéresse aux questions d’amour et de mobilité chez les couples mixtes, ainsi qu’aux questions de sexualité et de genre non-normatifs en Afrique sub-saharienne. Elle a publié entre autres dans les Cahiers d’études africaines.

Caroline Henchoz est maître d’enseignement et de recherche au Département des Sciences sociales de l’Université de Fribourg en Suisse. Après une thèse de doctorat sur les usages et significations de l’argent au sein du couple, ses recherches ont porté sur l’économie domestique et familiale dans les sociétés contemporaines d’Europe et d’Amérique du Nord ainsi que sur les sentiments et les émotions. Elle dirige actuellement une étude sur les processus d’endettement problématique et une autre sur l’éducation financière.

Isabelle Jabiot est doctorante en anthropologie au laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC, CNRS / Université de Nanterre). Menant des recherches sur le Maroc depuis 2008, sa thèse vise à décrire et à analyser la présence des êtres et des manières d’êtres dans une petite ville de montagne, Chefchaouen. Souhaitant aller au-delà d’une pensée par dichotomie, elle vise à restituer les nuances avec lesquelles « l’urbain » et le « rural » sont présents sur une diversité d’aspects faisant partie de la vie quotidienne, et cela en maintenant un regard à échelle humaine et à la lueur des expériences et des parcours individuels et singuliers. Sa recherche couvre divers thèmes dont les relations ville-campagne, l’anthropologie de la nature et la question des ontologies ou encore l’anthropologie du croire. Financée d’abord grâce à une allocation de recherches du Ministère de l’Enseignement Supérieur, elle a été par la suite enseignante au département d’Anthropologie de l’Université de Nanterre. Elle a par ailleurs animé divers ateliers de recherche, co-dirigé des publications collectives et publié entre autres dans Zeitschrif für Ethnologie et dans des ouvrages collectifs.

Charles Lindholm est récemment retraité de son poste de professeur d’anthropologie à l’Université de Boston. Précédemment il était membre du comité « Social Studies » à Harvard. Il a réalisé son terrain initial dans la vallée de Swat au nord du Pakistan. Comparatiste engagé et éclectique, il a écrit neuf ouvrages et plusieurs articles sur une diversité de sujet à partir de ses réflexions de terrain, dont l’étude du charisme, des mouvements sociaux, de l’’authenticité, de l’anthropologie psychologique, de la culture américaine et du monde islamique en générale. Deux de ses ouvrages, Generosity and Jealousy and Charisma, ainsi que plusieurs de ses publications et des ses écrits non-publiés peuvent être lus et téléchargés librement, notamment sur le site web des archives digitales de l’Université de Boston. Depuis qu’il a pris sa retraite, il aime particulièrement lire des nouvelles, nager, regarder des films, penser et faire la sieste.

Maïté Maskens est docteure en anthropologie et maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles. Ses intérêts intellectuels hétéroclites l’ont porté à travailler sur le pentecôtisme, le genre, la migration, l’amour, la bureaucratie et l’utopie. Elle est l’auteure d’une monographie (Cheminer avec Dieu : pentecôtismes et migrations à Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2013), de plusieurs numéros thématiques (« Mariages et migrations : l’amour et ses frontières », Migrations Société, vol. XXV, n° 150, 2013 ; avec Ruy Blanes : « Ethnography and the Mutualizing Utopia », Journal of the Anthropological Society of Oxford, Special Issue VIII.2, 2016 ; avec Ruy Blanes, Alex Flynn and Jonas Tinius, « Micro-utopias: anthropological perspectives on art, relationality and creativity », Cadernos de Arte e Antropologia, vol. 5, n° 1, p. 5-20, 2016) et d’une douzaine d’articles dans des revues internationales à comité de lecture telles que Cambridge Journal of Anthropology, HAU : Journal of Ethnographic Theory, Etnografica, Canadian Journal of African Studies, Cahiers d’études africaines, L’Espace Politique, Autrepart, Archives des sciences sociales des religions et de nombreux chapitres d’ouvrages.

Anne-Cécile Mouget est doctorante en sociologie à l'université de Caen Normandie, CERReV, EA 3918. Thèse en préparation : Vie amoureuse et sexuelle des hommes lésés médullaires, sous la direction du Pr D. Le Gall. Je consacre mon travail de recherche et d'écriture aux personnes handicapées. Je vis moi-même depuis une quinzaine d'années avec une maladie invalidante, j'appartiens donc au collectif que j'étudie comme un nombre croisant de chercheurs dans le domaine des studies. Mes thèmes d'intérêt sont la vie amoureuse, la sexualité, la masculinité des hommes handicapés et l'étude critique des politiques sociales du handicap.

Maurice Olive est maître de conférences en science politique à l’IUT d’Aix-Marseille (Aix-Marseille Université) et membre du CHERPA (EA 4261-Sciences Po Aix). Ses travaux portent actuellement sur les mobilisations de maires en faveur de la cause communale, sur les conflits locaux suscités par les projets urbains et sur l’engagement dans le proche et le familier. Dernières publications : « Prendre le parti de sa commune. L'opposition à la métropole comme ressource politique et registre de mobilisation électorale », in R. Le Saout, S. Vignon (dir.), Une invitée discrète. L'intercommunalité dans les élections municipales de 2014, Paris, Berger-Levrault, 2015, p. 175-193 ; « Métropoles en tension. La construction heurtée des espaces politiques métropolitains », Espaces et sociétés, 2015, vol. 1, n° 160-161, p. 135-151; "Non à la métropole ! Mobilisations d’élus locaux contre la réforme des collectivités territoriales (2009-2011)" (avec S. Cadiou), in C. Traïni (dir.), Émotions et expertises. Les modes de coordination des actions collectives, Rennes, PUR, 2015, p. 171-190 ; « La représentation dans la rue. Analyse comparée de mobilisations d’élus locaux », (avec S. Dechézelles), in A. Mazeaud (dir.), La représentation politique en pratiques, Rennes, PUR, 2015, p. 99-114.

Michèle Pagès, maîtresse de conférences de sociologie, Aix-Marseille Université, Faculté Arts, Lettres, Langues et Sciences Humaines, chercheure au LAMES (Laboratoire méditerranéen de sociologie UMR CNRS 7305) Maison méditerranéenne des sciences de l’homme. Elle collabore depuis plus de 25 ans aux travaux de l’axe du laboratoire intitulé à l’heure actuelle Savoirs, connaissances et cultures. Ses travaux de recherche portent sur les rapports sociaux de sexe et de génération avec deux thématiques principales : la construction de la corporéité et ses transformations et les relations conjugales et familiales. Elle contribue actuellement à une recherche internationale sur le vieillissement en Méditerranée (ANR SODEMOMED), participe au Comité éditorial d’un ouvrage collectif à paraître sur ce thème, avec un article collectif (T. Bloss, I. Bloss-Widmer) « L’entraide familiale dans une France multigénérationnelle : Générations, classes sociales et genre, des appartenances en question ». Ses principaux travaux publiés sur ces thématiques sont une participation à l’ouvrage collectif sous la direction de T. Bloss, la dialectique des rapports hommes femmes, avec l’article « Corporéités sexuées : jeux et enjeux », PUF, 2001, un ouvrage intitulé, L'amour et ses histoires, contribution à une sociologie des récits de l'expérience amoureuse, L’Harmattan, 2008, la direction conjointe (avec Nicole Ramognino et F. Soldini) d’un ouvrage intitulé L’énigme de la valeur, PUP, 2010, avec un article « La corporéité et ses enjeux sociaux : entre éthique et esthétique ».

Cécile Piret est aspirante FNRS à l’Université libre de Bruxelles au centre de recherche METICES. Elle réalise actuellement un doctorat portant sur la transformation des milieux ouvriers et des formes de revendications collectives dans un ancien bassin sidérurgique. Ses thématiques de recherche portent principalement sur l’étude des classes sociales, du néolibéralisme et de l’action collective.

Carine Plancke, docteure en ethnologie et anthropologie sociale, est actuellement postdoctorante au département « Langues et cultures africaines » de l’université de Gand et chercheure affiliée au Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS, Collège de France, Paris). Elle a travaillé comme attachée temporaire d’enseignement et de recherche aux universités de Nice et de Clermont-Ferrand et comme postdoctorante (boursière Fernand Braudel et Marie Curie) à l’université de Roehampton au Royaume-Uni. Ses travaux se situent dans les champs de l’anthropologie de la danse, des affects, du rituel et du genre. Elle est l’auteure d’une monographie (Flux, rencontres et émergences affectives : pratiques chantées et dansées chez les Punu du Congo-Brazzaville, Toulouse, PUM, 2014) et d’une douzaine d’articles dans des revues internationales à comité de lecture telles que Africa, Journal of Religion in Africa, Cahiers d’études africaines, Anthropologie et Sociétés, Social Analysis et Journal of the Royal Anthropological Institute.