Par Fabrice Quinet
Mis en ligne le 21 mai 2012
Formats disponibles : Papier.
Mis en ligne le 21 mai 2012
Formats disponibles : Papier.
Résumé / Abstract[Fr] Cet article définit le paradigme extérieur dans lequel les négociations
pour la formation du budget 2012 de la Belgique se sont déroulées après plus de
500 jours de travail sur les questions institutionnelles. Nous explicitons les
deux (f)acteurs extérieurs ayant débloqué des négociations à l’arrêt, et qui
ont abouti seulement cinq jours après la démission de Mr. Elio Di Rupo, alors en
charge de la formation du gouvernement. Nous démontrons d’abord que la Belgique
était sous la menace d’une amende européenne de 710 millions d’euros dans le
cadre la Procédure de Déficit excessif en l’absence d’un budget pour 2012. La
problématique de la dette belge est située dans son contexte européen et nous
analysons l’impact d’une hausse des taux d’intérêt sur une dette publique au
travers du cas (du « spectre ») grec. Nous expliquons ensuite les
raisons politiques pour lesquelles la Belgique a été dégradée par l’agence de
notation Standard & Poor’s, et comment ce deuxième fait a servi d’accélérateur
à des négociations qui semblaient à nouveau dans l’impasse.
Mots-clefs : Crise politique belge (2007-2011), budget, dette publique, formation d’un gouvernement, marchés financiers, Procédure de Déficit excessif, agence de notation financière. [En] This article describes and
examines the external context in which the negotiations to compose the Belgian
budget for 2012 took place, after more than 500 days of work on institutional
issues. We show how two exterior circumstances unlocked in only five days the
negotiations then on standstill after the resignation of Mr. Elio Di Rupo, then
in charge of forming a cabinet. We first demonstrate that Belgium was
threatened with a European fine of 710 million euros as part of the Excessive
Deficit Procedure in the absence of a budget for 2012. This issue of the
Belgian debt is set within the wider European context of the impact of a rise
in interest rates on public debt. The Greek scenario – some say « spectrum » –
is also evoked. In a second time, we shed light on the political reasons that explain
why Belgium
was downgraded by Standard & Poor’s, and we study how this downgrading
dramatically accelerated the negotiations, which at that time seemed to have
come to a dead end.
Keywords: Belgian political crisis (2007-2011), budget, public debt, cabinet formation, financial markets, Excessive Deficit Procedure, credit rating agencies. Formats disponibles : Papier -> Commander directement en ligne chez l'éditeur. | Article publié en version papier aux Presses universitaires de Louvain dans le n° 10 de la revue Émulations : Belgique Sortir de crise > Commander la version papier ![]() Cette création par Émulations - RJCSS est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 Belgique. |













