Anthropologie historique des violences de masse

Les auteurs

Responsables éditoriaux :

Daniel Bonnard est doctorant au Max-Planck-Institut für europäische Rechtsgeschichte de Francfort am Main. Historien de formation (M.A.), il travaille depuis 2007 comme chercheur auprès de l'International Research and Documentation Center for War Crimes Trials (ICWC) de l'Université de Marburg (Allemagne). Son projet de thèse porte sur les procès pour crimes contre l'humanité intentés à des ressortissants de l'Axe devant les tribunaux de la Zone d'occupation française en Allemagne (1945-1953). Ses thèmes de recherche sont les procès de criminels de guerre suite à la deuxième guerre mondiale, les procès d'industriels ainsi que l'histoire économique et sociale de l'Allemagne après 1945. bonnard.(at).uni-marburg.de.

Ilan Lew est doctorant en sociologie au Centre d’analyse et d’intervention sociologiques à l’EHESS de Paris, après avoir obtenu une licence en sociologie et une demi-licence en langue russe à l’Université de Genève. Dans sa thèse, il collecte et analyse des témoignages extra-judiciaires existants d'auteurs de violences de masse dans une pluralité de contextes socio-historiques. Marqué par le caractère transdisciplinaire de la pensée du sociologue Norbert Elias, il porte un intérêt accru aux travaux qui essayent d'offrir un lien consistant entre l'étude de la société et celle des émotions. ilanlew.(at).gmail.com.

Contributrices et contributeurs :

Brieg Capitaine est professeur remplaçant au rang d’adjoint au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université d’Ottawa et chercheur associé au Centre d’analyse et d’intervention sociologiques. Ses travaux s’intéressent particulièrement au processus d’individuation et de subjectivation dans les conflits culturels. Ses recherches récentes portent également sur la construction sociale du trauma culturel. brieg.capitaine.(at).gmail.com.

Juliette Courmont est agrégée en histoire et enseigne en lycée. Ses travaux menés dans le cadre de l'EHESS ont reçu en 2008, une mention spéciale de la Société française d'histoire de la médecine, et elle a publié en 2010 un essai sur le sujet, L'Odeur de l'ennemi, préfacé par Alain Corbin. juliettebc.(at).yahoo.fr.

Michaela Christ a étudié la sociologie, les sciences politiques et les sciences de l’éducation à Göttingen et  à Hannovre. Ses recherches portent sur les pratiques de violence de masse dans une perspective sociologique. Ses autres centres d’intérêt scientifiques sont la sociologie du corps et de l’espace. Publications choisies :

Harald Welzer avec la collab. de Michaela Christ : Les Exécuteurs. Des hommes normaux aux meurtriers de masse. Paris 2007 ;

Christ, M. 2011. Das wird sich alles einmal rächen.“ Gewalt und Verbrechen in den Gesprächen deutscher Kriegsgefangener im amerikanischen Verhörlager Fort Hunt. in: Welzer, H., Neitzel, S. & Gudehus, C. (eds.) (2011) “Der Führer war wieder viel zu human, viel zu gefühlvoll.” Der Zweite Weltkrieg aus der Sicht deutscher und italienischer Soldaten. Frankfurt am Main: Fischer.

Christ, M. (2012). Die Dynamik des Tötens. Die Ermordung der Juden in Berditschew. Ukraine 1941-1944, Frankfurt am Main: Fischer.

Christ, M. et C. Gudehus (2013) Gewalt. Ein interdisziplinäres Handbuch, Stuttgart: Metzler. 

Michaela.Christ.(at).uni-flensburg.de.

Barbara Martin est doctorante en histoire internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement, à Genève. Elle se spécialise dans l'histoire soviétique, l'histoire et la politique de la Russie et des autres États de l'ex-Union soviétique, avec un intérêt plus particulier pour les questions de mémoire des crimes staliniens. Sa thèse porte sur les historiens dissidents soviétiques de l'ère post-stalinienne. barbara.martin.(at).graduateinstitute.ch.

Friederike Mieth est doctorante en anthropologie sociale et culturelle à l’Université Philipps de Marburg (Allemagne). Dans sa thèse, elle explore les pratiques de traitement du passé dans la vie quotidienne de l’après-guerre en Sierra Leone. De 2009 à 2012, elle a travaillé comme chercheuse au Center for Conflict Studies de l’Université Philipps de Marburg. Auparavant, elle a travaillé pour le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés en Suisse et en Jordanie. friederike.mieth.(at).gmail.com.

Chloé Rabanes est doctorante au Centre de recherches historiques (EHESS) et chercheuse hébergée au Centre d'étude du monde arabe moderne de l'Université Saint Joseph de Beyrouth. Son travail porte sur les enlèvements et les violences de guerre au Liban. Elle s'intéresse également à la question des femmes combattantes. chloerabanes.(at).yahoo.fr.

Remerciements

Nous tenons à remercier grandement les chercheurs en sciences sociales qui nous ont été d’un vif soutien et souvent d’un apport privilégié dans la réalisation du colloque de jeunes chercheurs « Anthropologie historique des pratiques de violences de masse » qui a été le point de départ de cette publication.

Nous pensons en particulier à l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau (CRH/EHESS), au sociologue Michel Wieviorka, administrateur de la Maison des sciences de l’homme à Paris, à Susanne Buckley-Zistel professeure à l’Université Philipps de Marburg, à Elissa Mailänder, professeure associée à SciencePo, à Christian Gudehus du Norbert Elias Center for Transformation Design and Research de Flensburg, mais aussi à l’historien de l’Union Soviétique Nicolas Werth qui a donné de son temps et commenté avec beaucoup de soin les présentations des jeunes chercheurs.

Plusieurs institutions ont rendu possible la parution ce numéro de revue, parmi lesquelles le CIERA/CNRS (Centre Interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne), l’ICWC de Marburg en Allemagne (International Research and Documentation Center for War Crime Trials), le CADIS-EHESS (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques), le Center for Interdisciplinary Memory Research (CMR/KWI) et la Maison Heinrich Heine de Paris.

Le CIERA s’est non seulement fortement engagé à soutenir la réalisation de ce projet académique, mais il a aussi permis aux deux futurs responsables éditoriaux de ce numéro de revue de faire connaissance en 2010, dans le cadre de son séminaire annuel d’une semaine au Moulin d’Andé, en Normandie.

En plus du comité d’édition et de rédaction de la revue Émulations auquel nous exprimons notre entière gratitude de nous avoir chargé de ce numéro, plusieurs autres jeunes chercheurs ont aidé à la mise en place de cette publication sur les violences de masse, parmi lesquels Michael Lew, Althéa Rani Sircar (UCLA, Los Angeles), Zülâl Muslu (Max Planck Institut, Francfort) et Leonardo Rodriguez Pérez (IHEID, Genève). Enfin, nous souhaitons aussi remercier chaleureusement Messieurs Serge Fradkoff et Michel Halpérin pour leur soutien. 

Article publié en version papier aux Presses universitaires de Louvain dans le n° 12 de la revue Émulations  : Anthropologie historique des violences de masse.


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(Prix mentionnés hors frais de port pour la version papier).


Volume édité avec le soutien du Fonds FIPE de L'Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL).