Comment parler de l'appartenance à une catégorie collective ? Le cas des jeunes indigènes Huarpes boursiers en Argentine

publié le 4 mai 2012 à 03:18 par Grégoire Lits   [ mis à jour : 4 mai 2012 à 05:22 ]
Par Germán Dario Fernandez. 
École des hautes études en sciences sociales (Paris, France). 

Résumé : 

Appartenir à un collectif, une catégorie sociopolitique, un groupe, est un accomplissement pratique et quotidien. « Être membre de » n’est pas un fait brut ou de nature, mais bien une pratique, un « faire » qu’on apprend et qu’on mérite en interaction avec l’environnement. Cette conception de l’appartenance ressort de notre étude de l’expérience des jeunes indigènes Huarpes boursiers d’une Université publique argentine. Les objectifs spécifiques de l’article sont de décrire l’expérience interculturelle des indigènes de Mendoza et de mettre en doute l’utilité de la notion d’identité pour rendre compte de leur appartenance à une  catégorie sociopolitique.
Mots-clefs : identité, catégorisation, appartenance, interculturalité, ethnicité, accomplissement, expérience. 

To belong to a sociopolitical category in general and to a group in particular, is a daily accomplishment. « To be member of » is not a brute, natural fact, but a practice that is learnt and deserved by interacting with the environment. Such a view emerges from the following case-analysis of the experiences of Huarpes indigenous students who received a scholarship to study in a public Argentinean University. We pursue two main objectives. First, we describe indigenous’ intercultural experience. Second, we aim to challenge the utility of the notion of identity when accounting for indigenous membership.
 
Keywords: identity, categorisation, belonging, interculturalism, ethnicity, experience, fulfilment.

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Photo : détail de Buenos Aires de Robert Ostmann 
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