De la recherche empirique à l’analyse sociologique

publié le 14 janv. 2011 à 04:45 par Émulations Revue   [ mis à jour : 28 janv. 2011 à 01:13 ]

Par Magali Ballatore
(Université catholique de Louvain).

Peut-on comprendre les évolutions de la discipline sociologique sans s’intéresser à ceux qui la questionnent et aux conditions de la production académique ? Les individus, comme les chercheurs eux-mêmes, évoluent simultanément dans tous les registres de l’action et de la pratique. Cet article est une contribution à la réflexion sur les fondements d’un raisonnement sociologique en perpétuel changement. Il ouvre des pistes pour tenter de répondre aux questions posées par Claude Dubar en 2006 « Quelles relations entre les « positions et prises de position » sociales et idéologiques, le statut d’emploi et le type de sociologie pratiquée ? Il est également une incitation à sortir de la tendance au classement des objets dans des cases paradigmatiques étanches, à s’intéresser collectivement à nos propres parcours et pratiques professionnelles, à ce qui définit l’activité de connaissance et les procédures concrètes qui la réalisent. Il veut aussi rappeler, comme bien d’autres l’on fait antérieurement, que par delà ses clivages, les conflits et les discontinuités dans les carrières des enseignants-chercheurs, la sociologie s’organise bien selon « un maillage cognitif », une toile, « des lignes de force », qui en font une discipline scientifique à part entière (Berthelot, 1990).


> Liens vers l'article



Crédit Photo : Suivre son chemin par Tisseur de toile sur Flickr